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La psychiatrie, c'est fou !

Les associations | 21 octobre 2006






Groupe Information Asiles, Association régie par la loi de 1901.


Siège social: 14, rue des Tapisseries, 75017, Paris. Tel: 01 47 63 05 62.


http://www.groupeinfoasiles.org/, président A. Bitton

 





http://www.moratoirepsy.com/


Collectif des médecins et des citoyens contre les traitements dégradants en psychiatrie (Docteur Labreze). 


 


 




 La commision des citoyens pour les droits de l'homme. président CCDH France: Frédéric Grossmann


 






 Association française contre les abus psychiatriques


 

 




http://www.szasz.com/ 


Thomas Szasz est un psychiatre atypique...il démonte tout le système de la psychiatrie institutionelle.Cela se passe chez l'oncle Sam, mais ses analyses sont tout à fait d'actualité pour nour européens.  


 






 Fédération Nationale d'ex-patients en psychiatrie 


 


 




http://www.echr.coe.int/ECHR :La cour Européenne des Droits de l'homme, lorsque vous aurez épuisé tous les recours dans l'Etat en cause.


 






http://www.antipsychiatry.org/francais.htm


Coalition contre
la Psychiatrie


La coalition contre la psychiatrie est une association à but non lucratif composée de personnes se sentant lésées par la psychiatrie ainsi que de personnes les soutenant. 


 




Fichage policier : faites valoir vos droits ! 


 






Site Fous Rebelles http://www.alterpsy.org/  

 



http://www.autrelieu.be/  

L' Autre "lieu" est une ASBL belge née en 1980 qui s'intéresse aux liens entre santé mentale et société.


Elle refuse le monopole des professionnels sur la santé et lutte contre toute forme d' enfermement psychiatrique.


 






 CAMÉÉ est le premier groupe d'entraide en santé mentale fondé et géré par et pour des personnes psychiatrisées et ex-psychiatrisées sans l'aide d'intervenant.


 






http://www.coordiap.com Coordination des associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience

 




http://www.agidd.org/  Association des groupes d'intervention en défense de droits en santé mentale du Québec






 


 

Publié par alexdesilesie à 22:30:49 dans Les associations | Commentaires (3) |

L'anti psychiatrie | 21 octobre 2006

L'anti-psychiatrie


 


Durant les années soixante L'anti-psychiatrie à commencé à mettre en doute l'omniscience du psychiatre docte.


D'après les anti-psychiatres il faut chercher la cause de l'aliénation mentale dans les relations sociales déficientes, et certainement pas dans le cerveau.


Les maladies mentales n'existent pas. Ce sont des réactions face à des pressions de plus en plus fortes occasionnées par la Société.


 


Quelques anti-psychiatres et leur actions


 


T. Szasz ,  professeur en psychiatrie, publie Le malade mental comme mythe (1961) et remporte un grand succès pendant les années '60.


Foucault a décrit l'institution psychiatrique comme un moyen d'organiser le contrôle social, (quelqu'un en doute encore ?).


Pour mettre en pratique leur théorie, et en vérifier les effets, les anti-psychiatres ont commencé à former des communautés thérapeutiques, en tant qu'alternatives de l'institution psychiatrique classique.


Laing et Cooper partagent la thèse que la victime du trouble mental n'est très souvent que le sujet le plus vulnérable d'une constellation familiale qui se sauve, d'une certaine façon, grâce à la délégation sur un seul élément de tous ses conflits.


Ils ouvrent Kingsley Hall à Londres. Il s'agit d'une sorte d'hôtel, où les patients, les moniteurs et les visiteurs peuvent entrer et sortir sans restrictions, et où tout le monde peut faire ce qu'il a envie de faire.


Basaglia pense que la folie semble surtout dépendre de l'oppression sociale, économique et culturelle qui impose des modèles de comportement assimilés comme des devoirs impossibles. L'Asile aggrave ces phénomènes.


Basaglia a réformé une institution psychiatrique à Gorizia en Italie pour créer une communauté thérapeutique, où les membres du personnel et les patients vivaient ensemble sur un pied d'égalité.


Maud Mannoni met en pratique sa théorie, inspirée par la psychanalyse, dans la maison d'enfants à Bonneuil-sur-Marne en France.


Mosher interprète ce processus comme un voyage intérieur, qui comprend la possibilité de grandir. Dans sa Maison Soteria House à San Francisco le personnel non-professionnel suit les patients, et on n'y prescrit pas de médicaments


Batselier a lancé le projet Passage 144. en Belgique.


 


Sans être un mouvement vraiment organisé, l'anti-psychiatrie a présenté une nouvelle vision sur la maladie mentale et sur la psychiatrie.


 


Pour complèter votre information


Lire


 


Psychiatrie et anti-psychiatrie (Poche)


de David Cooper,Editeur : Seuil (1 Fév 1978) , Poche: 187 pages


ISBN: 2020047950


 


Le père de l'anti-psychiatrie analyse le problème de la violence utilisée comme moyen de répression sociale contre les schizophrènes et les relations entre la schizophrénie et le milieu familial du malade (chap. 2, 3 et 4). Il raconte une expérience d'anti-psychiatrie à Londres, entre 1962 et 1966. Le même ouvrage a paru en français, en 1970, dans la collection "Le champ freudien".


L'édition originale en anglais a été publiée en 1967.


 


Perceval le fou : Autobiographie d'un schizophrène


de Gregory Bateson


 


Broché: 400 pages


Editeur : Payot (24 Fév 2002)


Langue : Français


ISBN: 2228895261


On s'apercevra, avec la description qu'il fait des traitements qu'on lui fit subir, qu'à quelques détails près la psychiatrie moderne n'a pas tellement évolué : la camisole chimique n'a fait que remplacer la camisole de force et les barbituriques et psychotropes, les chaînes et les bains glacés...



Gregory Bateson (1904-1980) est l'un des pionniers de l'antipsychiatrie et de la thérapie familiale. Il est notamment l'auteur de Vers une écologie de l'esprit.


 


 

Publié par alexdesilesie à 22:23:50 dans L'anti psychiatrie | Commentaires (23) |

La stimulation magnétique transcranienne | 21 octobre 2006

La stimulation magnétique



 



transcranienne



 



 



 



La stimulation magnétique transcrânienne est un nouveau traitement de la dépression.



 



Pour rappel, 15 % des Français sont « diagnostiqués » dépressifs, dont une femme sur cinq.



 



On sait que la dépression est traditionnellement traitée par médicaments, psychothérapie et...par des électrochocs.



 



Je ne m'étendrai pas sur la définition de la dépression...les critères sont étendus.



 



En tout cas, voici une alternative aux électrochocs, qui semble fonctionner et qui permet donc d'éradiquer complètement la pratique barbare des électrochocs.



 



La stimulation magnétique est une méthode beaucoup plus douce qui, contrairement aux électrochocs qui vous bousillent le cerveau sans faire le détail, cible une région précise du cerveau.



 



Cette technique est indolore. On envoie des ondes magnétiques sur des zones superficielles du cortex cérébral. Le champ électromagnétique va ensuite s'étendre dans les zones profondes du cerveau, celles qui sont impliquées dans les mouvements d'humeur.



 



Ces zones correspondent au "système limbique", un ensemble de structures nerveuses qui va être régulée par la stimulation magnétique intracrânienne.



 



La stimulation magnétique est de plus en plus utilisée en psychiatrie pour les cas de dépression. Elle permet aussi de traiter certains symptômes de schizophrénie, comme les hallucinations. Le but est d'activer certaines zones du cerveau qui ne sont pas assez stimulées chez les malades souffrant de cette maladie, mais aussi de freiner l'activité d'autres zones qui, elles, sont trop actives.



 



Attention, le traitement est complexe et n'est efficace que sur certains symptômes. La stimulation intracrânienne peut aussi être utilisée pour traiter la douleur, la maladie de Parkinson, les mouvements anormaux et probablement, les troubles anxieux.



 



Les stimulations intracrâniennes pourraient même rendre plus intelligent ! En fait, elles auraient une action sur les zones du cerveau qui s'occupent des activités intellectuelles de haut niveau. Du coup, les patients traités par stimulation magnétique deviennent capables de comprendre des travaux de recherche très complexes ou des thèses scientifiques inaccessibles.



 



Les techniques électromagnétiques sont appelées à jouer un grand rôle dans l'étude du fonctionnement du cerveau.

Publié par alexdesilesie à 22:01:07 dans La stimulation magnétique transcranienne | Commentaires (11) |

Les lectures | 21 octobre 2006

 



Les lectures



 



 















 



Enfermez-les tous, de Caterine Derivery et Philippe Bernardet, éditeur:Robert Laffont. 



« Dans un rapport récent, la Cour des comptes s'alarmait de l'explosion du nombre des hospitalisations psychiatriques forcées. Parce que en France l'administration décide des internements, on peut, à l'occasion d'une querelle entre voisins, d'un divorce ou d'un héritage difficile, d'un conflit de travail, ou pour des raisons politiques, se retrouver enfermé dans un hôpital psychiatrique, "traité" contre son gré, voire maltraité...

Partant de nombreux cas, Catherine Derivery et Philippe Bernardet démontent l'implacable engrenage de l'enfermement administratif que la France est le seul pays européen à pratiquer. Ils expliquent comment la manipulation de la psychiatrie par l'administration, mais aussi leur connivence, rend cela possible. Ils dénoncent l'existence de véritables zones de non-droit, comme l'Infirmerie psychiatrique de la Préfecture de police de Paris. Ils décrivent le fonctionnement des quatre Unités pour malades difficiles (UMD), qui s'apparentent à des asiles-prisons. »



 



http://www.vih.org/combat/archives/article.asp?num_article=217&num_revue=31



 



 



« L'ouvrage détaille les motifs de la vie quotidienne qui permettent à quelqu'un d'instrumentaliser la psychiatrie et de se servir de l'internement comme d'une arme pour régler un conflit qui l'oppose à un tiers : divorce, héritage, conflit de voisinage, conflit scolaire, conflit professionnel... Mais au‑delà des éléments circonstanciels et conjoncturel (malveillance des uns, déséquilibre des autres, complaisance, voire complicité médicale), les auteurs dégagent les causes structurelles (législation, exercice actuel de la psychiatrie, pratiques judiciaires et policières...) qui rendent possibles de tels emprisonnements médicaux. Ils dévoilent entre autres, un espace d'incarcération particulièrement important : l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Cette singulière, structure remonte à 1845, date de la création d'un poste de, médecine auprès de la préfecture de police. Elle fonctionne depuis en toute illégalité !!! Non seulement parce qu'elle n'a aucune existence, mais parce que les règles qui la régissent sont dérogatoires et contreviennent à de nombreuses dispositions législatives et réglementaires: absence de contrôle, détournement des garanties publiques et individuelles, publicité du passage au sein de cette infirmerie en violation du secret médical...  Or ce sont près de 3000 personnes qui chaque année sont amenées à, passer de plusieurs heures a plusieurs jours  derrière ces barreaux. »



 



http://groupeinfoasiles.org/allfiles/revuedepresse/040130acontrecourant.htm



 



 



et d'autres commentaires sur cet ouvrage :



 



http://www.laffont.fr/cgi-bin/affichageL.asp?code=2-221-09344-5



 



 



http://www.lien-social.com/article.php3?id_article=190&id_groupe=7

 


 



 



 



 











 
 

« Selon un rapport officiel, plus de 40 % des personnes internées en psychiatrie n'ont rien à y faire ! Or, chacun de nous peut en être la victime. En effet, il est assez facile de faire interner un tiers, ce qui autorise les abus et permet de couvrir toutes les turpitudes : argent, sexe, pouvoir...



Les histoires que nous conte Pascal Colombani sont bouleversantes, inimaginables, implacables... Pourtant, ce sont bien celles d'hommes et de femmes, à notre époque, en France...



Il faut dire aussi que la psychiatrie est un marché qui rapporte : plus de cinquante milliards de francs par an ! Il y a là de quoi susciter quelques convoitises... et d'oublier au passage les droits de l'Homme... et de l'enfance...



Il y a donc urgence à changer la loi et les conditions de l'internement. Ces milliers de vies brisées ne sont plus tolérables, maintenant que nous savons ce qui se passe dans ces Asiles de la honte ! »



Patrick Pasin, Editeur



 



Pascal Colombani est journaliste indépendant. Après le scandale des cartes bancaires, il s'est intéressé à la psychiatrie. Un an d'enquête pour rencontrer des victimes d'internement abusif, leurs proches, des associations de défense, des avocats, des policiers, des infirmiers... Un résultat accablant, dans cet univers clos où la folie n'est pas toujours de mise !... 







 



                



 

















Editeur : Aubier



Date de Parution : 01/02/2001 Broché - 352 pages - 380 g - 13 cm x 22 cm



ISBN : 2700724151 - EAN : 9782700724158 

 



"J'étais arrivé, nouvellement diplômé, avec l'intention de collaborer, à mon niveau, aux pratiques soignantes. Je ne voulais pas "sauveur le monde", non, je voulais seulement être un infirmier convenable. Je constate aujourd'hui que j'ai surtout été confronté, et que j'ai participé, à l'exercice de pouvoirs qui ont pour caractéristiques communes de nier de patient en tant que personne. Et cela où que j'aie exercé : au sein même de l'hôpital comme dans le cadre de structures dites extra-hospitalières. Voilà tout en ce qui concerne mes états d'âme d'infirmier psychiatrique ; je m'arrange comme je peux avec ça. On peut fermer les yeux, s'enfuir ou se satisfaire du système ; on peut aussi essayer de comprendre. C'est ce dernier choix qui a été le mien." Sur ce choix, Philippe Clément s'explique. Les "maladies mentaux" sont-ils des malades comme les autres ? Comment accorder crédit à leurs paroles toujours suspectes d'être des symptômes ? Que deviennent les droits des patients dès lors que le soin se fait la plupart du temps sous la contrainte ? Comment l'institution s'est-elle peu à peu fabriqué ses propres règles de fonctionnement au mépris des besoins particuliers des malades ? Bref, pourquoi condamne-t-elle ceux qui "ont perdu la raison" à ne jamais la recouvrer ?   

 



 



 



                   













Le Séquestré de Montfavet, 


Un livre récent de Marie-Christine Dwelles, paru aux éditions du Rocher, dénonce l'internement abusif d'un homme dans l'hôpital psychiatrique de Montfavet près d'Avignon.

 


 



 





 



 















 Guide critique des médicaments de l'âme, de David Cohen, Suzanne Cailloux-Cohen, éditions de l'Homme

 
 

 

















Antidépresseurs - la grande intoxication



par Guy HUGNET, éditions le Cherche Midi.



ISBN : 2749102391  



"En France, plus de cinq millions de personnes consomment des antidépresseurs. Un phénomène inquiétant que l'on doit en grande partie à une molécule devenue mythique : le PROZAC®. La « pilule du bonheur » a ouvert la voie à d'autres antidépresseurs aujourd'hui célèbres : DEROXAT®, ZOLOFT®, SEROPRAM®, FLOXYFRAL® ou EFFEXOR®.



 



Le succès des antidépresseurs est pourtant entaché de rumeurs, de doutes et d'interrogations.



Rumeurs sur leur implication dans des actes violents, des suicides ou des homicides, y compris chez des enfants et des adolescents.



Doutes sur leur efficacité et la légitimité de leur prescription par les médecins.



Interrogations sur leurs effets secondaires, perturbations sexuelles ou dépendance par exemple.



 



Autant de questions sans véritables réponses. Car l'information ne provient quasiment que d'une seule source : les laboratoires pharmaceutiques eux-mêmes, juges et parties.



 



Il était donc temps de braquer le projecteur sur la face cachée des antidépresseurs, sur ce que les fabricants ne disent pas, sur ce que le grand public et les médecins généralistes bien souvent ignorent".

 


 

















Les inventeurs de maladies : Manoeuvres et manipulations de l'industrie pharmaceutique (Broché)



de Martin Winckler (Postface), Jörg Blech, Isabelle Liber (Traduction)



 En manipulant des membres influents de la communauté médicale, les lobbys industriels ont peu à peu modifié les ""normes" de certaines valeurs biologiques - comme le taux de cholestérol et la tension artérielle - afin d'augmenter le nombre de patients "susceptibles d'être traités". Pour eux, faire croire à des gens en bonne santé qu'ils doivent se soigner à vie est une véritable rente viagère. Et pour propager une pareille absurdité, ils nous suggèrent que si nous ne " nous soignons pas" par anticipation, nous mourrons de cancer, nous serons diminués par des maladies cardiovasculaires ou nous perdrons la tête en raison d'une dégénérescence neurologique... Le principal argument de vente des marchands de la santé, c'est la peur." (extrait de la postface de Martin Winckler) A partir d'un grand nombre d'articles parus dans d'importantes revues scientifiques, Jörg Blech a mené sa propre enquête.Grâce à une multitude d'exemples et de révélations, il développe une synthèse passionnante des dangers menaçant les patients, malades ou prétendus tels.
Traduit dans une douzaine de langues, Les Inventeurs de maladies est un livre à lire absolument avant de se rendre chez le médecin.

 


 

















« Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ? »



Enquête sur la médicalisation des troubles psychiques de l'enfance, par Pierre Vican. 





 

 Le projet national de dépistage systématique des « troubles comportementaux » des jeunes enfants - dès l'âge de trois ans - et de leur traitement médicamenteux pour résoudre le problème social de la délinquance juvénile, soulève les plus vives inquiétudes quant au respect des droits de l'Homme en France. Il révèle que la composition de la Ritaline et du Concerta est apparentée à la cocaïne. 


 















Psychiatrie et anti-psychiatrie (Poche)



de David Cooper ,Editeur : Seuil (1 Fév 1978) , Poche: 187 pages



ISBN: 2020047950   acheter sur Amazon



Le père de l'anti-psychiatrie analyse le problème de la violence utilisée comme moyen de répression sociale contre les schizophrènes et les relations entre la schizophrénie et le milieu familial du malade (chap. 2, 3 et 4). Il raconte une expérience d'anti-psychiatrie à Londres, entre 1962 et 1966. Le même ouvrage a paru en français, en 1970, dans la collection "Le champ freudien".



 L'édition originale en anglais a été publiée en 1967.

 


 













Perceval le fou : Autobiographie d'un schizophrène

de Gregory Bateson



 



Broché: 400 pages             Acheter sur Amazon



Editeur : Payot (24 Fév 2002) ISBN: 2228895261 



"On s'apercevra, avec la description qu'il fait des traitements qu'on lui fit subir, qu'à quelques détails près la psychiatrie moderne n'a pas tellement évolué : la camisole chimique n'a fait que remplacer la camisole de force et les barbituriques et psychotropes, les chaînes et les bains glacés..."




Gregory Bateson (1904-1980) est l'un des pionniers de l'antipsychiatrie et de la thérapie familiale. Il est notamment l'auteur de Vers une écologie de l'esprit. 



 

Publié par alexdesilesie à 21:58:13 dans Les lectures | Commentaires (0) |

L'hospitalisation à la demande d'un tiers | 21 octobre 2006

L'hospitalisation à la demande d'un tiers... impose la rédaction de plusieurs pièces administratives, qui ne sont cependant pas un grand obstacle pour celui qui est déterminé à occasionner la privation de ses libertés et droits à quelqu'un.














Cette procédure permet à n'importe qui "agissant de votre interêt" bien entendu, de vous faire enfermer dans un hopital psychiatrique où vous serez automatiquement diagnostiqué malade mental par le psychiatre qui vous y attend, bien entendu ! La personne agissant dans votre interêt, n'aura besoin que d'un médecin (dans les villages, ça se trouve) qui rédigera un rapport comme quoi vous présentez des troubles mentaux. Si il y a en plus deux ou troix voisins ou membre de votre famille qui ne vous aime pas, c'est encore mieux...




Lorsque vous rentrez  l'HP, vous ne savez pas quand vous sortez, à la différence du criminel qui est jugé pour un acte dont il s'st rendu coupable et condamné à une peine déterminée. Bien entendu, vous êtes forcé de prendre des neuroléptiques, Messieurs les psychiatres sont seuls juges... 




 




Voyons un peu ce qu'autorise malheureusement la loi...




 




C'est la loi du 27 juin 1990 relative aux droits et à la protection des personnes hospitalisées en raison de troubles mentaux et à leurs conditions d'hospitalisation, qui définit les modalités de l'hospitalisation à la demande d'un tiers.




L'article L.236.3 du Code de la santé publique précise que la personne hospitalisée en HDT doit être informée dès l'admission, et par la suite à sa demande, de sa situation juridique et de ses droits.




Ces dispositions relèvent du droit civil.




 La demande d'admission. Elle doit être rédigée par un tiers, un membre de la famille, ou toute personne agissant dans l'intérêt du patient (collègues de travail, voisins...). Sont exclus :




- les personnels soignants de l'établissement d'accueil ;




- le directeur de l'établissement d'accueil ;




- le personnel de direction de garde de l'établissement d'accueil qui prononce l'admission.




En revanche, l'assistante sociale, ne pratiquant pas de soins, est autorisée à formuler la demande après rencontre avec la personne à hospitaliser.




La demande doit impérativement être manuscrite, datée et signée. Le texte doit indiquer les nom(s) et prénoms, la profession, l'âge et le domicile :




- du demandeur ;




- de la personne à hospitaliser.




Il doit mentionner le degré de parenté ou préciser la nature des relations entre les parties concernées. Il n'est donc pas nécessaire de motiver la demande. Sa durée de validité est de 15 jours.




Cette demande doit être accompagnée de deux certificats médicaux (hormis le cas de péril imminent pour le patient lui-même ou pour autrui), datant de moins de 15 jours. Ces certificats sont rédigés par deux médecins distincts.




(Remarque : Si la personne est mineure, la procédure d'hospitalisation sur demande d'un tiers ne se justifie pas. C'est au titulaire de l'autorité parentale ou à la personne susceptible de la remplacer de faire hospitaliser le mineur en cas de nécessité).




 







L'enregistrement de l'HDT.




 




Le directeur de l'établissement d'accueil vérifie si les conditions sont respectées avant d'admettre la personne hospitalisée sur la demande d'un tiers. Si ces conditions ne sont pas respectées, le patient n'est plus considéré en hospitalisation à la demande d'un tiers.




Chaque établissement hospitalier est tenu de disposer d'un registre, appelé livre de la loi, géré par le bureau des entrées. Dans ce registre, sont transcrits :




- l'état civil de l'intéressé et du tiers demandeur ;




- la mention d'une tutelle, curatelle ou sauvegarde de justice ;




- la demande d'hospitalisation ;




- les certificats médicaux ;




- les modalités des sorties d'hospitalisation, les levées d'hospitalisation et les décès.




Le directeur de l'établissement a obligation d'enregistrer toutes ces pièces dans un délai de 24 heures dans ce registre qui est accessible aux membres de la Commission départementale des hospitalisations psychiatriques (CDHP) et au procureur de la République.




 La levée de l'HDT. À tout moment, la famille peut demander la levée de l'HDT. La procédure la plus courante pour la levée d'une HDT nécessite un certificat rédigé par le psychiatre de l'établissement indiquant que les raisons de ce mode d'hospitalisation ont cessé. Ceci ne veut pas dire pour autant que le malade ne soit plus l'objet de soins dans l'institution mais que son régime juridique a changé. Il peut être mis en hospitalisation libre jusqu'à une sortie définitive ou jusqu'à une réhospitalisation selon le mode exigé par son nouvel état.




 




Les Certificats médicaux




 




La demande d'HDT doit être accompagnée de deux certificats médicaux (hormis le cas de péril imminent pour le patient lui-même ou pour autrui), datant de moins de 15 jours. Ces certificats sont rédigés par deux médecins soumis à certaines conditions :




   - être inscrits au Conseil national de l'Ordre des Médecins en France ;




   - sont exclus les internes des hôpitaux, les assistants associés, les médecins exerçant dans l'établissement d'accueil (pour le premier certificat uniquement), les médecins parents ou alliés au quatrième degré au patient, les médecins entre eux, les directeurs de l'établissement d'accueil.




Chacun des deux certificats doit être circonstancié :




   - constatant l'état mental de la personne à soigner ;




   - indiquant les particularités de la maladie ;




   - attestant que le consentement de la personne est impossible à recueillir en raison de la maladie, de la nécessité de soins immédiats et de l'obligation d'une surveillance médicale constante en milieu hospitalier.




(Remarque : Il n'est pas obligatoire de préciser un diagnostic ; il est interdit de mentionner un antécédent familial et le second certificat doit être concordant au premier).




Pendant le séjour, chaque malade hospitalisé à la demande d'un tiers devra faire régulièrement l'objet d'un certificat médical circonstancié justifiant son maintien sous ce mode d'hospitalisation.




 Le certificat immédiat. Le certificat immédiat, aussi appelé « certificat des 24 heures » doit être rédigé par un psychiatre exerçant dans l'établissement d'accueil, qualifié par l'Ordre national des Médecins. Sont exclus les deux premiers médecins qui ont participé à la procédure d'admission. Son contenu rédactionnel constate l'état de la personne, confirme ou infirme la nécessité de maintenir l'hospitalisation sur demande d'un tiers.




 




Le certificat de quinzaine.




 




Il est rédigé par un psychiatre de l'établissement d'accueil dans les trois jours précédant l'expiration de la première quinzaine en hospitalisation sous ce mode. Son contenu rédactionnel précise la nature et l'évolution des troubles, il indique clairement si les conditions de l'hospitalisation sont toujours réunies ou pas.




 




Le certificat mensuel




 




Il est rédigé de mois en mois après la quinzaine, toujours par un psychiatre de l'établissement. Son contenu rédactionnel est identique à celui de la quinzaine et doit donc indiquer clairement si les conditions de l'hospitalisation sont toujours réunies ou pas.




(Remarque : Pour tous ces certificats, la durée de l'hospitalisation à poursuivre n'a pas à être mentionnée).




 




L'HDT en chiffres




 




De 1992 à 1997, le nombre d'hospitalisations sur demande d'un tiers a augmenté de 65 %.




51 176 hospitalisations à la demande d'un tiers (HDT) ont été effectuées en France métropolitaine et 52 034 pour la France entière.




30 % des HDT ont été effectuées selon la procédure d'urgence prévue à l'article L. 333-2 du code de la santé publique, en raison du péril imminent pour la santé du malade (dans les 93 départements métropolitains ayant fourni le renseignement). Dans cette procédure, l'hospitalisation est effectuée avec un seul certificat médical, au lieu des deux prévus à l'article L. 333.




Selon France 2, les internements abusifs ou placements d'office ont augmenté de 86% en 10 ans. En 2001, le nombre des internés s'élevait à 75519.




 




Pour complèter votre information




 




Consultez les liens infos




Publié par alexdesilesie à 21:52:20 dans L'HDT | Commentaires (8) |

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